TRAVAILLER SUR SOI POUR SE RENCONTRER

Parfois c’est un sentiment diffus de mal-être, un manque d’énergie, d’envie, une immense colère, des manifestations de violence, des conflits familiaux, un burn-out ou une dépression qui poussent à aller regarder en soi ce qui tente de s’exprimer.
JUNG n’a-t-il pas dit « Qui regarde à l’extérieur rêve et qui regarde à l’intérieur s’éveille » ?
Aller regarder en soi, c’est probablement s’offrir le plus beau des voyages, c’est aller explorer des contrées inconnues, c’est découvrir, ses forces, ses faiblesses et ses limites. Faire la paix en soi, c’est faire la paix avec soi, avec toutes les parts de soi et cette acceptation devient une force qui peut alors commencer à rayonner.
La paix dans le monde ne s’obtiendra ni par les armes, ni par la violence, ni par le rejet ou la destruction de l’autre mais par l’acceptation de qui nous sommes intrinsèquement, des êtres de liens, vulnérables, parfois perdus, soumis, blessés, humiliés, meurtris, démunis, si faibles et si petits face aux grandes questions existentielles, face aux incertitudes et aux peurs inhérentes à la vie humaine.
La nature nous montre l’exemple puisqu’au terme de longs mois, le travail de transformation, de maturation s’est fait sans résistance, sans bruit, dans l’obscurité et l’humidité, à l’abri des regards et c’est le fruit de cette lente métamorphose, de ce processus vivant que la nature nous partage généreusement une année de plus.
L’arrivée du printemps est un cadeau, un spectacle puissant, sans cesse renouvelé.
Il me semble que travailler sur soi, c’est œuvrer de la même façon, silencieusement, lentement, patiemment, parfois difficilement et à l’arrivée, c’est la promesse d’une vie plus apaisée, plus vivante, plus vibrante, plus colorée, plus présente.
Sortir de l’hiver, c’est sortir de sa léthargie, de son sommeil, de l’aveuglement et pouvoir enfin voir et s’émerveiller.
Dans son livre Les 5 piliers de la sagesse, Frédéric Lenoir évoque l’émerveillement, cette béatitude qui envahit tout l’être et donne en dépit des épreuves, une coloration dorée à toute l’existence.
